écrire pour soi

Écrire pour soi après avoir écrit pour les autres

Depuis quelques semaines, je fais face à un grand changement dans mon quotidien : je n’ai presque plus à écrire pour les autres.

J’ai maintenant le loisir d’écrire pour moi. Et renouer avec la liberté d’écriture n’a pas été si simple.

Écrire, c’est se lancer dans le vide

Depuis plus de deux ans, j’écris tous les jours. C’est facile; j’y suis obligée. C’est mon métier. J’écris pour mes clients. Des textes de toute sorte et de toute longueur.

Puis, la période estivale est arrivée et je me suis retrouvée avec un peu de temps devant moi. Il n’était pas question pour moi de prendre congé de l’écriture.

Écrire, c’est plus fort que moi. Ce n’est pas juste un métier.

Cependant, je me suis retrouvée devant un nouveau défi. Réapprendre à écrire pour moi.

Quand j’écris pour les autres, la plupart du temps, j’ai des sujets préétablis, des règles à respecter, un public précis à qui parler.

La création de contenu d’entreprise nécessite un encadrement précis pour réussir. Il faut savoir et garder en tête ce qu’on veut en tirer. Il faut connaître à qui on s’adresse exactement.

Écrire pour soi est une autre histoire.

Il faut trouver le sujet. Et ne pas trop penser aux lecteurs (en tout cas, pas directement). Il faut se laisser aller et improviser. Écrire pour soi, c’est se lancer dans le vide.

Écrire sans but, juste pour le plaisir

J’avoue qu’au début, cela a été difficile pour moi. Je procrastinais. Je tournais autour du pot. Je retravaillais certains anciens écrits au lieu d’en créer de nouveaux.

J’étais rouillée. J’avais peur. Peur de quoi?

C’est toujours rassurant d’écrire pour les autres. Surtout qu’on reçoit des commentaires et des propositions de changement. De mon côté, j’adore que les clients modifient certains passages; ça me rassure.

Mais seule devant mon ordi, il n’y aura personne pour annoter mes textes.

C’est grisant. Je peux enfin écrire ce que je veux. Cependant, trop de liberté peut bloquer l’inspiration.

Bref, au bout de quelques jours de fuite, j’ai finalement réussi à replonger dans cette bulle réconfortante qu’est la création.

Et j’ai écrit pendant plusieurs jours. Pas du vieux. Juste du neuf. De la fiction. J’avais oublié à quel point cela fait du bien, même si les mots sortent quelques fois un peu de travers et d’autres fois, pas du tout.

Et vous, avez-vous des trucs pour contrer l’angoisse de la page blanche? Comment faites-vous pour vous motiver lorsqu’il n’y a pas de contraintes ou d’obligations qui vous forcent à avancer?

 

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